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L'art sur Internet ... 
Internet , diffuseur et vecteur d'art   
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La Toile,  mode d'expression spécifique   
- De l'Art en ligne au Net Art   
- Un art dématérialisé   
- Les défis à relever
Conclusion  
Sources et Liens
 
 
Un art dématérialisé
 

Internet brouille les repères traditionnels de l'art. La toile du peintre remplacée par une toile virtuelle, le lien entre les artistes, les spectateurs, les collectionneurs et l'oeuvre d'art se fait moins concret.
 

  • Le rapport de l'artiste à la création numérique
  • Le problème de la collection
  • L'important n'est pas l'usage de la technologie mais ce que l'Artiste en fait
  • La spécificité du Net Art: l'interactivité
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    Le rapport de l'artiste à la création numérique

    Là où le savoir faire, la dextérité et l'habileté de l'artiste valorisaient l'oeuvre d'art, l'Internet introduit la facilité, la rapidité, l'assistance technologique (les logiciels en 3D permettent un travail quasi instantané sur les volumes). L'informatique permet une plus grande rapidité de création des couleurs, des formes.  Les "erreurs de parcours" de la création, indélébiles autrefois, peuvent être instantanément "annulées". L'artiste est moins tributaire de ses esquisses, de sa technique. Autant d'évolutions qui semblent dévaloriser l'oeuvre.
    Cette dématérialisation de l'art modifie les données du processus créatif de l'artiste: La plupart d'entre eux entretiennent un lien tactile parfois passionnel avec les matières qu'ils utilisent, leur source d'inspiration provenant même parfois du contact avec les matières, du hasard des mélanges et des résultats. Comment remplacer ce contact par un clavier blanc et cette part d' incontrôlable par la précision et l'obéissance du numérique?
    En se dématérialisant, l'oeuvre s'ouvre à un univers de possibles créatifs. Mais elle perd aussi son caractère unique et authentique.
    C'est cet argument qu'utilisent les détracteurs de l'utilisation artistique de l'informatique: face à l'art numérique, la dématérialisation serait la définition en creux de ce qui n'est plus de l'art.

    On peut nuancer ce propos en soulignant que l'art moderne a déjà considérablement réduit le rôle de la matière, la part des qualités "artisanales" de l'artiste dans l'élaboration de l'oeuvre. Celle-ci est maintenant surtout centrée sur l'imaginaire qu'elle introduit, le message qu'elle transmet ( le très beau cite "incident" est un exemple de cet art d'évocation). En s'affranchissant des contraintes matérielles de séchage, de rendu, les artistes peuvent en effet se concentrer sur l'aspect intellectuel de leur création. Il suffit à l'artiste d'être formé à l'informatique, de maîtriser les logiciels de création, de surmonter les problèmes de rendu pour créer un imaginaire propre.
    Loin de dévaloriser l'oeuvre, cette dématérialisation permet d'intellectualiser l'oeuvre, de la situer dans un espace plus abstrait et plus ouvert que celui d'une toile.
     

    Le problème de la collection

    Cette dématérialisation aboutit également à une perte de repères chez les collectionneurs. "les collectionneurs n'osent pas encore les acheter, peut-être parce que leur sensibilité n'y est pas adaptée" (cité par Le Monde interactif, 23/02/00).
    Cette absence des collectionneurs s'explique peut-être par le problème de la conservation des oeuvres numériques. Certaines oeuvres peuvent disparaître parce que les programmes n'existent plus... la collection sur disquette n'est pas une idée très séduisante au premier abord. Ainsi, la collection telle que nous la connaissons peut être amenée à disparaître: elle sera peut-être un jour éphémère, simplement stockée pour quelques jours sur la boîte de courrier électronique  du tout un chacun.
     

    L'important n'est pas l'usage de la technologie mais ce que l'Artiste en fait

    Internet est sans aucun doute un support artistique extrêmement prometteur. Comparons son arrivée dans le monde de l'art à celle de la photographie: les potentialités de ce support n'ont pas été immédiatement perçues. On décriait à l'époque une simple "copie de la réalité" qui ne laisserait pas sa place à un travail artistique.
    Les possibilités d'Internet sont telles (interactivité, instantanéité, convergence entre les images et les sons) que ce nouveau support peut introduire une nouvelle conception de l'art, plus encore qu'une nouvelle esthétique ou qu'un nouveau courant.
    Une critique courante que l'on fait aux artistes qui utilisant leur ordinateur est qu'ils restent attachés à une esthétique moderniste, gratuitement peuplée de références technologiques. Cette glorification de l'outil informatique semble naïve de nos jours et n'a plus sa place au moment où ce vecteur cesse d'être une curiosité pour devenir un outil simple , mais avec lequel tout est possible. Selon Pascale Cassagnau, qui travaille à la délégation aux arts plastiques du ministère de la culture, il faut "éviter d'enfermer ces nouveaux média, comme Internet ou les CD-ROM, dans une sorte de ghetto. Ils constituent au contraire un secteur fédérateur et transversal à l'ensemble des disciplines artistiques".

    Ainsi, au regard de l'ensemble des sites qui ont servi à cette réflexion, nous pensons que l'art sur Internet n'a pas pour vocation de devenir un simple courant artistique fédéré par une esthétique moderniste.  Internet peut être le support d'une définition alternative de l'art, définition qui laisse plus de place à l'interactivité.
     

    La spécificité du Net Art: l'interactivité

    Cette intercativité participe à la définition de l'art. Un site allemand propose aux internautes d'inscrire leur propre définition de l'art dans une oeuvre collective. La page d'accueil du site "medienkunst" leur pose la question "quel est le propos de l'art?". Toutes les réponses viennent enrichir une liste alphabétique maintenant riche de plusieurs centaines de réponses différentes.
    Si, comme le souligne Marcel Duchamp (créateur dadaïste et auteur des "ready-made") c'est l'oeil du spectateur qui fait l'art, Internet est un support artistique né en ce qu'il permet les liens les plus directs avec les oeuvres.
    Dominique Fiat, galeriste, affirme que "ces oeuvres plaisent énormément". Les sytèmes technologiques tendent à se sensualiser. Les interfaces se multiplient, la participation du spectateur internaute est souvent sollicitée. L'Humour, la surprise font partie intégrante des oeuvres de la Toile... Autant d'évolutions qui démentent déjà l'idée d'un "support froid". Le "Musée du sourire" (Séchas, Boltanski, orlan, Made in Eric, Sorin, Bartoloméo...) en est témoin. Chaque mois depuis 1997, un artiste enrichit la collection d'un sourire. Tous les visiteurs peuvent envoyer leur photo de sourire.
     

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