L'art sur Internet ...  Internet , diffuseur et vecteur d'art  
- Les sites institutionnels: l'art en ligne 
- Internet: l'art pour tous  
- Entrée des artistes 
La Toile,  mode d'expression spécifique  
- De l'Art en ligne au Net Art 
- Un art dématérialisé 
- Une redéfinition nécessaire de l'oeuvre d'art
Conclusion 
Sources et Liens
 
L'Art pour tous
 

Internet : le miroir aux alouettes

Le web, "vecteur de création par excellence", "espace de liberté", semble être fait pour se marier avec l'art. Cette supposée symbiose nourrit les utopies les plus folles : l'ère de la démocratisation de l'art aurait sonné. Dans un monde en panne d'utopies, il est historiquement courant de rechercher le salut dans les bienfaits de la technologie. Ainsi, pour certains (Pierre Levy dans World philosophy), Internet est un réseau spontané, décentralisé, anarchique. Personne ne le possède (bien que certains le possèdent plus que d'autres …). Chaque acteur du réseau a un intérêt local à ce que le système fonctionne globalement à l'avantage de tous. Chacun a besoin du réseau et le réseau a besoin de tous. Bref, en recherchant son intérêt individuel, l'individu se met miraculeusement au service des intérêts collectifs. Via Internet, on assiste au retour des vieilles antiennes de la Main Invisible (Adam Smith) …

Internet ne dépasse les antagonismes sociaux

Mais, comme le souligne Dominique Wolton, les faits ne sont pas si idylliques. L'offre de données sur Internet, dont la progression est exponentielle, est largement en avance sur la demande.

Pourquoi ce décalage ?

  • L'information est sélective dans son contenu, mais également à travers la procédure de recherche. La manière de construire l'information, de la présenter, de prévoir les moyens d'y accéder n'est pas universelle. Elle est liée à des schémas culturels déjà établis. Ainsi, l'utilisation à domicile de terminaux informatiques risque d'être plus sélective que la radio ou la télévision qui ont l'avantage de fournir à peu près la même chose à chacun (même si c'est de moins en moins vrai avec la multiplication des chaînes sur le satellite et le câble).
  • Le problème n'est pas (ou ne sera pas) un problème de possibilité financière d'accès aux savoirs. Il est plutôt de savoir quel est le niveau des savoirs demandés. Or, celui-ci est lié à la position sociale de chacun. Dominique Wolton explique cela en disant que "l'un des effets de la domination socioculturelle est de ne pas demander autre chose que ce que l'on a. Désirer une chose, entreprendre, c'est déjà se situer dans une démarche dynamique de questionnement, d'émancipation. Le risque est qu'il y ait une place pour chacun, mais que chacun soit à sa place". Les nouveaux médias semblent faire courir le risque de la segmentation des contenus en fonction des milieux sociaux
Si le web a besoin d'action culturelle, de créateurs, d'acteurs et de spectateurs, cela signifie sans aucun doute qu'il peut être conçu comme un lieu de vie. En effet, ce qui en est le moteur sont les échanges entre individus, les événements, les expositions et les intiatives pédagogiques. Ainsi, on voit bien la nécessité d'un site offert au public, prolongement dans le virtuel d'un espace réel. Il s'agit donc de faire vivre l'Internet par tous.

Observer et dialoguer

Internet offre une nouvelle relation entre l'artiste et le spectateur. La possibilité est désormais offerte de voir l'artiste travailler et même de dialoguer avec lui. Peut-on parler désormais de spect-acteur ?

On parle alors d'open art : grâce à une webcam, on suit le processus créatif, on discute avec l'artiste en direct. Pour l'artiste, la création n'est alors plus synonyme de solitude créative. Il peut ainsi faire évoluer son œuvre au fur et à mesure du ressenti des internautes. Est-ce une bonne chose ? Cela ne va-t-il pas l'encontre de l'originalité créatrice, essence par excellence de l'art ?

Un exemple : http://www.nart.com/magazine/fr/webcams.htm
 
 
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