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L'art sur Internet ... 
Internet , diffuseur et vecteur d'art   
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Sources et Liens
 
 
Les sites institutionnels: l'art en ligne
Plus de 600 musées français ont déjà leur site sur internet. Ils sont accompagnés de sites, les galeries virtuelles, qui n'ont pas de pendant réel. Ces sites n'exposent que des oeuvres virtuelles. Cette mise en réseau pose d'importants problèmes juridiques, dans la mesure où la reproduction des oeuvres est plus facile.
 
  • Exposition virtuelles ou images en 2 dimensions ?
  • Pourquoi mettre l'art en ligne?
  • La politique culturelle de numérisation
  • La numérisation des œuvres d'art pose la délicate question des droits d'auteurs
Exposition virtuelles ou images en 2 dimensions ?

Les expositions virtuelles correspondent à la présentation sur un support numérique d'un investit existant. Il s'agit d'évoluer virtuellement dans une galerie et de visualiser les œuvres dans leur contexte d'exposition.

L'un des intérêts des expositions virtuelles est leur aspect ludique. Le loisir de se déplacer dans un espace à 3 dimensions s'ajoute à la curiosité apportée par les œuvres. De plus, il est instructif de visualiser la manière dont sont accrochées les toiles, et d'évaluer ainsi leurs dimensions par rapport au lieu d'exposition.

Cependant, pour obtenir une reproduction acceptable de l'œuvre, il est nécessaire de sortir de la galerie et de la reproduire en 2 dimensions sur l'écran de l'ordinateur. Au delà de la curiosité qu'éveillent les expositions virtuelles, leur intérêt est très relatif …

Pourquoi mettre l'art en ligne?

Par intérêt commercial : dans un but de séduction du public, la galerie numérique sert de cadre décoratif construit autour des œuvres, et permet de présenter le musée dans sa totalité. Attention : un site internet n'est pas suffisant pour attirer les foules. Tout dépend de la qualité du site. Mieux vaut ne pas avoir de site plutôt qu'avoir un mauvais site.

Par intérêt encyclopédique : le propre d'une exposition réelle est d'être locale et éphémère. La mise en ligne (numérisation) permet de conserver une exposition dans sa globalité et son unité.

La politique culturelle de numérisation

Outre les intérêts partiels (intérêt d'un type de musée déterminé), la politique de numérisation du patrimoine culturel poursuit un objectif de DEMOCRATISATION : l'Etat souhaite favoriser l'accès du plus grand nombre au patrimoine, notamment pour pallier les difficultés posées par l'éloignement et les limites à la diffusion plastique des œuvres. Pour satisfaire cet objectif, le patrimoine numérique (exceptionnel grâce aux efforts du ministère de la culture, de la Bibliothèque nationale de France, …) devra rester propriété publique.

La numérisation des fonds appartenant à l'Etat a commencé en 1996. Crédits pour la numérisation : 2,5 MF en 1996 ; 2,65 MF en 1997 ; 4MF en 1998, 5MF en 1999, 12MF en 2000 (programmes pilotés par le "comité scientifique pour la documentation informatisée et le multimédia" du Conseil ministériel de la recherche).

Site de la Bibliothèque nationale de France : http://gallica.bnf.fr

Plus de 15 millions de pages en ligne (la BNF prévoit de numériser tous ses documents libres de droits), mais l'architecture technique ne permet pas de stocker la totalité des volumes sur des mémoires d'accès rapide. Par conséquent, une partie des fonds est stockée sur des juke-boxes (temps d'attente relativement long).

Site du ministère de la culture : http://www.culture.gouv.fr
Un site d'une densité exceptionnelle, avec d'énormes bases de données, des explications, des analyses.
Plus particulièrement, examinons les liens suivants :

La Base Mérimée : http://www.culture.fr/documentation/merimee/accueil.htm
Recense l'intégralité du patrimoine architectural français. Evidemment, ce patrimoine n'est pas encore totalement numérisé !

Les itinéraires du patrimoine : http://www.culture.fr/culture/inventai/inventai/som-inv.htm
Outils d'incitation au tourisme culturel. Donnent des idées de parcours pour découvrir les régions françaises.

Site du Centre Pompidou : http://centrepompidou.fr/Pompidou/Home.nsf/docs/fhome
Exposition virtuelle, avec plan des galeries et commentaires pédagogiques des œuvres d'arts.

La numérisation des œuvres d'art pose la délicate question des droits d'auteurs

En effet, la possession matérielle, par une bibliothèque par exemple, d'un document relevant de ses collections, ne permet pas une exploitation numérisée sans condition. La reproduction d'une œuvre encore protégée par la propriété littéraire et artistique sous forme numérisée ainsi que sa représentation sur écran requièrent l'autorisation préalable de l'auteur ou de ses ayants droit.

Il s'agit d'apprécier si un document est libre de droits (droits patrimoniaux) ou s'il est protégé au titre du droit d'auteur. Cette appréciation doit se faire en tenant compte d'une part de la nature de l'œuvre, d'autre part de sa date de création :

  • Si l'œuvre est originale (c'est-à-dire qu'on y trouve l'empreinte de l'originalité de l'auteur, notion très relative laissée à la discrétion des juges), elle est protégée (droits d'auteurs).
Kraus (Aphorismes): "Il peint non ressemblant. On n'a reconnu aucun de ses portraits, mais on a reconnu tous les originaux"
  • Les œuvres pour lesquelles la durée de protection n'a pas expiré (70 ans post mortem en règle générale ; prorogations possibles pour les années de guerre) sont protégées. Les autres entrent dans le domaine public et peuvent donc être reproduites librement.
Pour pouvoir numériser un document non libre de droits, une cession de droits doit être constatée par écrit (contrat). On ne plaisante pas avec les droits patrimoniaux comme le constatent de plus en plus de sites obligés de mettre la clé sous la porte, faute de moyens
(par exemple : http://www.citeweb.net/magritte/)

En tout état de cause, le respect du droit moral est une obligation qui s'impose, que l'œuvre soit libre de droits (patrimoniaux) ou non. Ce droit moral consiste en la reconnaissance de l'auteur dans la paternité de l'œuvre, au respect de l'intégrité de l'œuvre (un juge a déjà considéré que la dénaturation d'une photographie par une reproduction médiocre constituait une atteinte au droit moral de l'auteur).

Pour conclure sur cette partie, on peut parler de complémentarité entre le site Internet et le musée réel que rien ne remplacera. Un site (bien fait) apporte au centre d'art autant que le centre d'art apporte au site. Cette complémentarité n'est pas spécifique au champs artistique. Ainsi, les journaux ont fait le même pari et misent eux aussi sur la complémentarité.
 
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